Qu’est-ce que le « Swiss made » ?

Pas de commentaire

Souvent utilisé à tort et à travers, le swiss made est un gage de qualité, une garantie d’authenticité, bref, le graal de la fabrication et du savoir-faire traditionnel suisse. Oui ! Il fût un temps où le Swiss made était LE label qui faisait rêver les clients du monde entier, mais aujourd’hui ? A quoi sert-il réellement ? Quel-vraiment l’impact de ce label et quels sont les critères pour obtenir cette appellation pour un produit horloger ?

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Le Swiss Made

Le Swiss made est un label, réservé à l’industrie horlogère, qui vit jour au 17èmesiècle par la corporation des horlogers de Genève. Le premier signe distinctif est un coup de poinçon, censé certifier que la fabrication est suisse. Ce n’est que lors de l’arrivée de la concurrence américaine que le label se formalise à la fin du 19èmesiècle. Ce label les différencie alors de la concurrence plus facilement et empêche dès lors la fabrication de contrefaçons, aucuns fabricants ne pourra prétendre que ses montres sont de fabrications suisse et ainsi utiliser le savoir-faire suisse comme argument de vente si ses produits viennent d’ailleurs.

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Le Swiss made est un label régi par une ordonnance de la confédération qui amène les spécifications quant à son utilisation.

Selon certain débat, ce label amènera une controverse aux entreprises implantées sur la frontière franco-suisse qui emploient une grande partie d’employé domiciliée à l’étranger.

Jusqu’ici, le label Swiss made confère aux horlogers suisses le droit d’une appellation leur garantissant une protection de leur savoir-faire, ce qui suscitera alors un succès national et international. Ce label confirme donc le savoir-faire hors normes des artisans de cette industrie implantée en Suisse depuis bien longtemps. Le swiss made constitue une véritable référence dans la manufacture horlogère, mais contribue également à la satisfaction de nombreux clients exigeants.

 


Les objectifs du label horloger

De nos jours

Le Swiss made est toujours présent. Plus qu’un label de protection, il est aujourd’hui aussi un label qui fait vendre, c’est devenu un argument de vente que l’on entend beaucoup trop souvent et, plus étonnant qu’il puisse y paraître, de plus en plus dans beaucoup de domaines différents. Il ne faut pas oublier que ce label ne s’applique qu’à l’industrie horlogère.

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Depuis une décennie, et selon la Fédération Horlogère Suisse, les critères de renforcement du label se définis en trois points bien distincts qui constituent les objectifs majeurs de ce label :

  • Garantir la crédibilité et la valeur de l’indication géographique « Suisse » sur une longue durée.
  • Garantir la satisfaction du client en lui garantissant un produit d’une qualité supérieur et correspondant à la tradition horlogère suisse, par conséquent ce dit produit doit être fabriqué en Suisse et posséder une forte valeur ajoutée d’origine suisse également. Autrefois, il était possible de fabriquer des montres dont la valeur ajoutée minimum devait être de 50%, donc 50% du mouvement devait être fabriqué en Suisse, contre 60% aujourd’hui. La valeur ajoutée peu aussi comprendre dans le calcul les coûts de recherche & développement ou de certification. C’est depuis 2017 que cette nouvelle ordonnance est entrée en vigueur.
  • Combler un vide juridique permettant alors aux fabricants suisses de se défendre face aux enseignes produisant des montres soi-disant fabriquée en suisse.

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Les principaux critères

Le label internationalement connu sert également à protéger les noms octroyer aux modèles de montres suisses. Comme cité dans un précédent article, certaines montres ultra-low-cost sont estampillées du fameux « Geneva » et c’est ici qu’intervient le Swiss made, comme le label AOP, en interdisant les horlogers étrangers d’estampiller leurs montres avec le nom de la ville de Genève, mais en français. Il régule donc l’apposition de la provenance sur les boîtes et cadrans de montres, à nouveau, selon les critères cités précédemment, mais pas seulement !  Selon les articles 4 et 5 de l’ordonnance, d’autres critères plus précis doivent être respectés.

Sur les boîtes :

–       Elle doit avoir au moins une opération essentielle de fabrication sur le sol Suisse (étampage, usinage, polissage).

–       Elle doit être montée en Suisse.

–       Elle doit être contrôlée en Suisse.

–       60% du coût de revient doit être généré en Suisse.

Sur les cadrans :

–       L’appellation de « cadran suisse » ne peut être apposé qu’à condition que cela soit une montre suisse.

–       La mention de « cadran suisse » peut être apposée au dos des cadrans suisse destinés à habiller une montre qui n’est pas suisse

Rappelle sur la montre Suisse. Est considérée comme étant une montre suisse la montre :

–       Dont le mouvement est suisse

–       Dont le mouvement est emboîté en Suisse

–       Dont le fabricant effectue le contrôle final en Suisse

–       Dont 60% du coût de revient est généré en Suisse.

 

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Le mouvement suisse doit être assemblé en Suisse, contrôlé en Suisse par le fabricant. 60% des coûts de revient doivent être générés en Suisse et 50% de la valeur des pièces doit être de fabrication suisse, sans le coût d’assemblage.

Protection des emblèmes et des noms

Et enfin, le label protège le nom Suisse ainsi que sa croix blanche.

Il est impossible d’imposer le nom « Suisse » sur des montres qui ne sont pas suisse et ne possède pas de mouvement suisse. De même que « Suisse », les indications comme « produit suisse », « fabriqué en Suisse », « qualité suisse » ou autres appellations pouvant induire le client en erreur sont interdites sur des montres qui ne sont pas suisse. La croix suisse ainsi que d’autres signes qui peuvent être confondu avec sont aussi prohibés. Il en est de même pour l’appellation « Swiss made ».

Une montre qui n’est pas suisse, mais qui possède un mouvement suisse peut posséder l’apposition de « mouvement suisse » à condition qu’il ne soit pas du tout visible par le client.

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En résumé ! Le label « Swiss Made » n’est pas qu’un slogan, une stratégie marketing, mais une protection du savoir-faire traditionnel suisse contre une concurrence qui souhaiterai s’approprier des indications dans la création de faux produits, de fausse montre.

Il peut s’intégrer à une stratégie marketing pour fidéliser, rassurer et attirer des clients précis, collectionneur, amateur d’horlogerie et qui souhaitent avoir la garantie de posséder une montre suisse.

En constante évolution, l’ordonnance est disponible gratuitement sur le net et consultable dans ses moindres détails si vous souhaitez en savoir plus.

Méfiez-vous lorsque l’on vous sort le Swiss made comme critère de prix lors d’un achat, pensez à vérifier l’exactitude des dire du vendeur et retenez certains critères fondamentaux de ce label.

swissmade

 

Jérémy

 

 

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